En rejetant le 30 août 1954 le projet de « Communauté Européenne de Défense » (CED), les Députés français renoncèrent pour des dizaines d’années à tout projet de défense autonome de l’Europe. Ce revirement d’une France qui avait pourtant été à l’origine de l’idée d’une défense européenne témoigne de la difficulté des Etats Nations européens à renoncer à leurs prérogatives dans ce domaine régalien et à transférer leur souveraineté à l’échelon européen.
Bien que la défense de l’Europe soit assurée dans les faits par l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN), l’Union européenne et ses Etats membres tentent désormais de développer leurs propres capacités d’intervention afin de pouvoir assurer la paix et la stabilité dans le monde.
Le sommet franco-britannique de Saint-Malo en 1998 a ainsi relancé la coopération militaire européenne. La « Politique Européenne de Sécurité et de Défense » est depuis 1999 considérée comme l’une de celles qui progressent le plus. Toutefois, les projets de défense européenne se heurtent à la fois aux réticences des Etats qui sont proches de l’OTAN et qui redoutent son affaiblissement et à la faiblesse des crédits militaires des Etats membres.

Le Groupe des Belles Feuilles (GBF), rassemblement de jeunes professionnels intéressés par les questions européennes, lance « Vigie 2012 », une initiative innovante pour scruter la place de l’Europe dans la campagne présidentielle.
Inspiré des méthodes de fact checking américaines, le site décortiquera jusqu’au second tour les interventions des candidats et la place réservée aux questions européennes dans les médias avec un double objectif : démêler le vrai du faux et mesurer la place de l’Europe dans le débat.
L’opération, indépendante, est financée intégralement par la Fondation Hippocrène.