Une déconnexion entre les intérêts réels et les perceptions culturelles des groupes sociaux plus désavantagés, est aujourd’hui sévèrement punis par la crise, et ceux des establishments nationaux. Qui ouvre de véritables boulevards aux entrepreneurs politiques, souvent méconnus, mais décidés à prendre le large avec tous les moyens dans toutes les mailles du pouvoir traditionnel. La vérité est que dans l’ADN de l’immigration se cache une contradiction structurelle : d’une part, l’économie pousse à l’ouverture vers les immigrés, d’autre part, les secteurs les plus fragiles de la société affichent une fermeture hostile à son égard. L’économie le veut, la société non. L’immigration du point de vue social n’est pas à un jeu à somme positive, win-win. Tous vainqueurs. Mais à somme nulle : il y a des gagnants et des perdants. Un gagne, l’autre perd. C’est pourquoi il est inutile de continuer à dénoncer le refus de tant de gens face aux immigrés seulement le fruit d’une manipulation xénophobe.
Aucune idéologie, même la plus diabolique, n’est capable de prendre prise sur le comportement collectif en absence de phénomènes réels ou perçus, par des groupes sociaux , comme une menace. D’autant plus dans les réalités d’Europe du nord basées sur des systèmes avancés d’Etat providence et de relations fortes de solidarité interne. Qui entrent en crise si sautent les fondamentaux sur lesquels ils sont nés et ont prospéré : les barrières nationales et la distinction, typique dans les communautés fermées, entre les droits des insiders et ceux des outsiders. Un monde effrayé par le mécanisme « dehors-dedans » de la roulette sociale moderne qui, sans trop pencher pour le mince, pour rester « dedans », préfère s’en prendre à ceux qui viennent de dehors.


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Non basta dire populismo xenofobo

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